Who's bek ? - deux Français en Ouzbékistan

Quand un couple de Français décide de passer une année de leur vie en Ouzbékistan, ça ne peut qu'engendrer récits, anecdotes, impressions et coups de cœur en tout genre... Et encore plus si on y ajoute leurs voyages en Inde effectués depuis Tachkent !

21 février 2009

L'AFRIQUE DU SUD S'ÉLOIGNE DE L'OUZBÉKISTAN !

49_Le_retour_du_tifoLes sports de combat sont sans doute les sports dans lesquels les sportifs ouzbeks réussissent le plus à haut niveau: 4 de leurs 6 médailles aux JO de Pékin ont été obtenues par des lutteurs ou judokas, il existe même une forme de lutte traditionnelle originaire du pays (le kourach) et on pourrait presque inclure aussi les bouzkachis (une sorte de polo rudimentaire avec carcasse de mouton ou de veau!) dans les sports de combat... Mais l'un des sports les plus populaires dans le pays est d'une originalité très ouzbèke: le football ! Il faut dire que le pays est le 6ème meilleur pays d'Asie au classement de la FIFA, soit une 72ème place mondiale actuelle (sur 207 équipes), c'est dire le niveau !

29_fans_ouzbeksToujours est-il que l'équipe nationale, grâce à des résultats prometteurs les années précédentes, pouvait prétendre à jouer les trouble-fête dans leur groupe de qualification pour la Coupe du monde de 2010 (qui se déroulera en Afrique du Sud), malgré la présence de deux poids lourds de la zone : le Japon... et l'Australie, dont la présence en Asie est bien plus contestable que celle de la Turquie en Europe mais il va falloir s'y faire, la FIFA en a décidé ainsi. Mais c'était sans compter sur les équipes du Qatar et du Bahreïn, ces puissances footballistiques qui feraient à peine trembler un club de Ligue 2 française...

Un mercredi après-midi de février, 37_Supporters_ouzb_ko_fran_aisTachkent accueille justement le Bahreïn  pour l'un de ces matches à grand enjeu, l'un de ces moments forts de l'histoire du sport. Évidemment, évènement exceptionnel oblige, il faut se permettre un sacrifice financier pour s'offrir le privilège de vivre cela dans le stade : entre 2500 et 3500 soums (ce qui, je le rappelle pour ceux qui n'ont pas le taux de change en tête, vaut entre 1,25 et 1,75 euros). Autant dire qu'avec ce tarif exorbitant, le stade n'est pas tout à fait plein ! Il n'en faut donc pas moins pour permettre à cinq Français de se noyer dans la foule, approchant sans doute le nombre faramineux des supporters bahreïnis qui ont fait le déplacement.7_hooligans

L'arrivée au stade Pakhtakor fait parti du spectacle tant c'est fabuleux de voir tous ces Ouzbeks réunis, avec cette attention toute particulière dans le costume : ici, les couleurs nationales sont celles que l'on porte tous les jours, le noir et le marron avant tout, pas trop de folies dans les couleurs ! T5_Les_baray_en_guise_de_trompettesrès pratique, on imagine, pour retrouver quelqu'un dans la foule - il suffit d'indiquer qu'on est habillé pareil que les autres et on est sûr de profiter du match sans ses amis... Ceci dit, il y a bien quelques "ultras", quelques originaux avec des drapeaux, des écharpes et des bandeaux sur la tête, et même deux instruments de musique en guise de cornes de brume. Et puis il y a ces supporters étranges : des hommes en tenues vertes et képis, avec des matraques et des chiens. Des supporters étranges mais très nombreux !8_La_caisse

Après avoir acheté nos billets dans un guichet en forme de boule de Noël bleue, on se dirige vers les grilles, nos précieux sésames à la main. On y trouve un amas d'une cinquantaine de spectateurs ouzbeks se bousculant et criant (il faut préciser que les Ouzbeks savent encore moins respecter les files d'attente que les Français...),2_Des_supporters_hauts_en_couleur  spectateurs que les supporters à képi font passer au compte-goutte. Pas le choix: obligés de passer par cette marée humaine et tumultueuse et de se faire compresser. On essaie sur la gauche. Un chien passe près de nous, l'air excité mais une muselière au museau. La grille s'entrouvre, les spectateurs s'engouffrent tels un torrent entre deux rochers serrés : on risque l'inondation ! Les supporters en képi ne trouvent alors rien de mieux à faire que de braquer leurs matraques au-dessus de leurs têtes au lieu d'ouvrir la grille en grand. Fort 9_Le_stade_est_d_caiss_heureusement, les matraques sont du côté droit, on a bien fait de passer sur la gauche. La grille se referme, ça gueule de partout (y compris chez les supporters à képi), puis la grille s'entrouve à nouveau et c'est le même scénario. Les supporters à képi qui se trouvent près de nous semblent quand même comprendre qu'on n'est pas du coin et on franchit enfin la grille sans trop d'encombres, grille qui se referme derrière nous évidemment ! Tout semble plus calme de l'autre côté et on se relâche. Je suis donc vulnérable pour cet autre chien excité mais sans muselière, qui me saute dessus et me mord le bras. Je n'ai pas le temps d'avoir peur que l'incident est déjà clos : le supporter à képi a tiré sur la laisse et tourne la tête comme si de rien n'était,51Le_public_a_la_mi_temps je regarde mon bras et vois du sang sur mon blouson mais ce n'est pas le mien (celui d'un autre spectateur qui n'avait pas la chance d'avoir un gros blouson?). Mon bras est douloureux mais le blouson est intact donc rien de grave. Quatre jours après le cheval qui a renversé Aurélie, les animaux continuent de s'acharner sur nous...

17_des_flics_partoutEnfin, voilà le stade Pakhtakor ("ramasseur de coton" en ouzbek), celui d'un des principaux clubs du pays. Pas d'architecture imposante puisqu'il est creusé dans le sol (peut-être une technique antisismique?). On y entre donc par le haut. Les supporters à képi sont encore plus nombreux qu'à l'extérieur, postés aux premiers et derniers rangs ainsi que dans les escaliers. Des lignes de vert foncé se dessinent ainsi, discrètement, dans la masse sombre des gradins. Le stade est plutôt calme, hormis un pan de tribune où est réuni l'essentiel des spectateurs à drapeaux et écharpes, d'où finit par partir une ola. 32_Vendeuse_de_pop_cornLes femmes sont rares : à part la vendeuses de pop-corn, on n'en aperçoit que trois parmi les spectateurs, cinq si on compte Aurélie et Frédérique.

22_hymnes_nationauxAprès les hymnes nationaux, le match peut enfin commencer. Les locaux sont en blanc, les visiteurs en rouge. Le niveau global est brouillon et la première mi-temps est relativement ennuyeuse, à part la bonne humeur que provoque la vision des joueurs qui tentent des prouesses qu'ils ne maîtrisent pas ! La deuxième mi-temps est un peu plus mouvementée. Les rouges s'approchent très rarement des cages ouzbèkes mais les blancs ont plus d'occasions. Pourtant, les joueurs ouzbeks ratent l'immanquable à de nombreuses reprises. 54_Chaud_le_corner_ouzbekOn s'achemine progressivement vers un décevant score vierge quand survient la catastrophe : un coup franc bahreïni bien placé donne la victoire au petit royaume du Golfe dans la dernière minute des arrêts de jeu. On craint les débordements malgré la présence des supporters à képi mais tout reste calme (juste un petit fumigène près de la tribune des "ultras").63_Bahrein_se_f_licite_a_la_fin_du_match De nombreux supporters prennent même le destin de leur équipe avec le sourire, se contentant de manifester leur déception en réduisant leurs billets à l'état de confettis, ce qui donne paradoxalement une vague et furtive ambiance de fête à cette fin de match. La sortie du stade se passe sans encombre (de nombreux spectateurs sont déjà partis durant les dix dernières minutes du match!).  Pas de chien sans muselière à l'horizon, grilles ouvertes entièrement, supporters très calmes (abattus?). L'Ouzbékistan peut dire adieu à l'Afrique du Sud après cette troisième défaite en quatre matches dans leur groupe...62_But_de_derni_re_minute

Ce n'est que plus tard que je prends connaissance du risque réel d'émeute qu'il y avait pendant ce match (et peut-être la raison du nombre démesuré des supporters à képi).  L'Ouzbékistan avait déjà perdu contre le Bahreïn lors des premiers quarts de finale de son histoire en Coupe d'Asie des nations en 2004 et, surtout, lors des qualifications pour la Coupe du monde 2006, qui avaient provoqué quelques débordements. Le Bahreïn avait en effet empêché l'Ouzbékistan d'atteindre le match de barrage, à la suite d'une rencontre que l'Ouzbékistan avait gagnée mais qui avait été injustement rejouée pour cause de problèmes d'arbitrage. Le Bahreïn serait-il maudit pour l'Ouzbékistan ?

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08 février 2009

PRENDRE LE FRAIS ET EN AVOIR POUR SES FRAIS

IMG_3883Sur un parking de la ville de Gazalkent, une vieille Lada Jigouli attend que son moteur soit assez chaud pour partir. Au volant, un Ouzbek et sa chapka en fourrure. Ses passagers, deux Français avec des manteaux de ski. Quelques kilomètres plus loin, les deux Français commencent à avoir plus chaud que le moteur alors que, dehors, le paysage a blanchi.IMG_3889

La route est plus ou moins enneigée mais la Jigouli n'en a que faire et continue de grimper. De toute façon, si elle a un problème, il y aura toujours les loueurs de chaînes, répartis ça et là le long de la route pour gagner quelques soums en se portant à la rescousse des véhicules qui patinent. Mais la Jigouli n'a pas ce problèmeIMG_4046, aussi vieille soit-elle, et double tout ce qui lui passe sous la dent. A la place du mort, le siège bouge, ne tenant que grâce à un système D d'attache avec des fils électriques de récupération - les Ouzbeks sont tous des MacGyver en herbe.

IMG_3896Et voilà que la destination convoitée est à portée de pneu, nous accueillant avec un splendide Père Noël qui clame "Welcome" sur un panneau publicitaire. Voilà Tchimgan, la station de ski populaire de l'Ouzbékistan. Les deux Français payent leurs 10 000 soums au chauffeur et sortent de la Jigouli pour s'imprégner immédiatement de quelques odeurs de fumée - un vendeur de chachliks (brochettes ouzbèkes). Au pied de la première piste, c'est l'effervescence mais aucun ski ou presque à l'horizon: ici c'est une piste de lugeIMG_3906 (en guise de luge, ce sont surtout des matelas empaquetés dans du plastique), de promenades dans la neige, de bagarre dans la neige, de pique-nique dans la neige, de vodka ou bière dans la neige, bref de tout ce que les Ouzbeks peuvent trouver à faire dans la neige. Et il y a un télésiège, 3000 soums la montée, ski et luge interdits (en théorie...). Va pour 6000 soums donc, histoire de profiter du panorama.

IMG_3973Au bout du télésiège, une vue magnifique sur les environs... et une concentration d'Ouzbeks, de Russes et de quelques touristes étrangers (quelques Japonais apparemment),IMG_3976 qui se prennent en photo les uns les autres, devant ce beau paysage mais aussi sur la structure rouillée de l'arrivée du télésiège et, surtout, le long d'une barrière couverte de morceaux de tissu, que chacun noue pour qu'un vœu soit exaucé. Les Français aussi prennent des photos mais n'accrochent pas de tissu - non pas qu'ils n'aient aucun vœu à faire mais aucun morceau de tissu n'est à leur disposition...IMG_3995 La descente peut se faire aussi avec le télésiège mais c'est tellement plus marrant d'opter pour la piste à pied, de s'enfoncer dans la neige, de glisser sur la neige, bref de faire tout ce que les Ouzbeks font plus bas dans la neige.

Plus loin, une véritable piste de ski. Une vraie piste bleue sans panneau bleu, pleine de débutants à chapka et de moins débutants qui n'ont de toute façon pas trop le choix des IMG_4033pistes. Une vraie piste accessible par tire-fesses - d'un genre que les Français ne connaissaient pas, où l'on peut monter à deux, assis sur une sorte de barre en fer tirée par une corde. Au pied de la piste, des locations de ski et snowboard, organisées en plein air au milieu des IMG_4036stands de nourriture. Un véritable petit bazar version station de ski. Et comme toute station de ski qui se respecte, une terrasse accueille les affamés et les assoiffés, pour une petite séance de chachliks et de thé.

Le tour de la station étant relativement rapide, les deux Français s'en vont se balader dans la petite ville, peut-être même descendre jusqu'au lac qu'ils ont aperçu du haut IMG_4041du télésiège. Cette petite ville a plutôt l'air cossu, vu l'aspect de certaines maisons (en tout cas plus que le petit village tadjik que les deux Français ont visité à l'automne et dont ils n'ont toujours pas parlé sur leur blog...). Cette petite ville a aussi plutôt l'air étalé puisque le lac ne sera finalement vu que de loin ! Les deux Français remontent, IMG_4064pensant que leurs émotions du jour touchent à leur fin et qu'ils s'en vont reprendre un taxi pour revenir sur Tachkent via Gazalkent.

C'est sans compter sur les activités proposées au cœur de la station: au beau milieu de la route, on peut louer des quads ou des chevaux fougueuxIMG_4050 et s'y adonner avec excès. Ce sont donc des dizaines d'Ouzbeks en furie (sûrement imprégnés d'alcool pour certains) qui s'éclatent, les uns roulant et dérapant à tout vitesse au milieu des voitures et des piétons, les autres cravachant leurs chevaux comme si leur vie en dépendait. Une telle anarchie ne peut que provoquer des accidents, n'est-ce pas ? Nos deux Français ne seront pas seulement témoins de l'accident du jour... ils en seront acteurs ! Un cheval au galop, un idiot sur la selle et voici une Aurélie par terre, renversée par la vitesse du coup mais amortie par la neigeIMG_3934 et la flaque dans laquelle elle s'affale. Plus de peur que de mal puisque le cheval l'a heurtée sur le côté. Mais une inquiétude réelle au moment des faits, et une intense colère envers ce cavalier fou et lâche, incapable de faire demi-tour pour s'excuser.

Aurélie trempée, Raphaël énervé, mais le pire a été évité et ils finissent par en rire. Il IMG_3962est temps de quitter cet endroit. Un nouveau taxi, un chauffeur à la conduite un peu trop hâtive (comme si les émotions de fin de journée ne suffisaient pas !) mais nos deux Français sont finalement ravis de leur escapade dans le frais. La prochaine fois, ils penseront quand même à apporter un bout de tissu pour les protéger, on ne sait jamais...

Posté par jraf3615 à 04:31 - A travers l'Ouzbékistan - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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07 février 2009

TRUCS ET ASTUCES : TRANSPORTS ET CIRCULATION

Comme tous les messages de la catégorie "Trucs et astuces", le texte suivant n'a pas pour but d'être passionnant! Il n'est a priori intéressant que pour les personnes qui souhaiteraient visiter l'Ouzbékistan ou venir y vivre. Ce texte peut donc évoluer au fur et à mesure des mises à jour. Sa date pourra être modifiée pour que les lecteurs intéressés puissent évaluer à quel point les remarques suivantes sont d'actualité.


Taxi

Pas besoin d’attendre un « vrai » taxi car ils sont difficiles à repérer (pas forcément d'indication spécifique sur le toit mais un simple papier sur le pare-brise pour montrer qu'ils sont théoriquement taxis). Il suffit de se poster au bord de la route et de tendre le bras (parfois ça marche même sans lever le bras !) et il y aura toujours des voitures qui s’arrêteront (même ceux qui n'ont pas le "papier" sur le pare-brise). A vous, ensuite, de préciser votre destination et de négocier le prix à l’avance. On se déplace n'importe où dans Tachkent pour 1000 à 5000 soums selon le trajet (la plupart du temps c'est même entre 1500 et 3000).


Marchroutnoïe (minibus)

L'une des meilleures façon de voyager en Ouzbékistan, ce sont les marchroutnoïe (au singulier marchroutka), c'est-à-dire des minibus (ou taxis collectifs, ça dépend du point de vue!) où il est garanti d'avoir une place assise et bon marché. Il y en a partout et chacun indique les deux terminus reliés (et souvent un numéro de ligne). Tout comme les taxis, on peut leur faire signe pour qu'ils s'arrêtent, ou alors il faut trouver leur terminus.

Voilà quelques marchroutnoïe intéressants (liste à compléter):

* à Tachkent :
- 55 depuis Maxime Gorki (Buyuk Ipak Yoli), en direction de Quyluk (marché) et en passant par le marché aux puces de Tizi Kofka (ou Yangui Abad)
- 550 depuis Maxime Gorki (Buyuk Ipak Yoli), en direction de Gazalkent, d'où on peut ensuite rejoindre la station de ski de Tchimgan

* à Samarcande :
- 78 entre la gare et le Reghistan (en passant près du Gour Emir aussi)

* à Boukhara :
- 68 entre la gare et la vieille ville (côté Liab-i Khaouz)

* à Termez :
- 11 entre la route qui passe devant l'aéroport et le centre
- 16 entre le centre (il passe notamment devant l'hôtel Surkhan) et la gare routière


Métro (Tachkent)

Il n’existe que trois lignes dont une (la verte) qui n’est pas entièrement finie. On ne trouve pas toujours de plan à l'intérieur des stations de métro mais plus régulièrement dans les rames. Comme le réseau n'est pas très compliqué, il suffit généralement de mémoriser votre trajet ou d'imprimer un plan depuis internet (ou photographier le plan quand vous en voyez un mais attention, il est interdit de prendre des photos à l'intérieur du métro!). A part ça, les stations sont relativement jolies et propres et les rames sont correctes et relativement régulières (toutes les 6 à 12 minutes selon les heures de la journée). Prenez un jeton aux guichets pour 400 soums (prix de mai 2009).


Tramway (Tachkent)

Il y a un grand nombre de lignes… mais pas moyen de trouver un plan ! Bon courage, donc. C'est un moyen de transport plutôt lent mais c’est sympa et pittoresque ! Montez et un contrôleur passera vous vendre le billet (même prix que le métro). Vous devrez payer à nouveau si vous changez de ligne.

On peut seulement conseiller la ligne 13, qui passe par certains points stratégiques ou utiles : la gare ferroviaire (et accessoirement le musée des chemins de fer), l'ambassade de France (s'arrêter à côté du bâtiment de la société O'zbekneftgaz, bien repérable avec ses grandes vitres) , l'ambassade d'Iran, ou encore Buyuk Ipak Yoli (terminus d'une ligne de métro et quartier de l'école française et de "nombreux" résidents étrangers).


Train

Il existe des liaisons entre Tachkent et les grandes villes comme Samarcande, Boukhara, Ourguentch et Noukous, et même avec l'étranger (Almaty ou Moscou par exemple), mais elles ne sont pas toutes quotidiennes donc se renseigner à l’avance… Attention obtenir des renseignements n’est pas toujours une mince affaire, même si on maîtrise la langue ! Et les prix peuvent varier d’un jour à l’autre pour un même trajet, pas forcément à la hausse.

La gare est accessible par métro et par tramway.


Avion

* Vols intérieurs : il existe de nombreux vols Uzbekistan Airways au sein du pays entre Tachkent et les grandes villes (Samarcande, Boukhara, Ourguentch, Noukous, Termez…) mais il convient de souligner qu'il y a régulièrement des annulations de dernière minute...

* Vols internationaux : comme pour le train, il est parfois très difficile de se renseigner car les informations diffèrent selon les agences de tourisme et selon les jours ! Par exemple, lorsque nous avions voulu préparer un voyage pour Bangkok trois mois à l’avance (que nous n'avons finalement pas fait d'ailleurs...), une agence nous avait dit que les réservations n’étaient pas encore ouvertes et une autre qu’il ne restait déjà plus que des places en classe business !!! D’après certains échos, ils sont aussi capables de vous dire qu’un vol est annulé (ou qu’il n’existe pas) alors que le vol est bel et bien maintenu ! A l’instant où j’écris, il semble qu’il est donc préférable de trouver ses billets soi-même sur internet (soit sur des sites comme Easy Travel ou Last Minute, soit directement sur les sites des compagnies aériennes).

* Compagnies aériennes depuis/vers Tachkent :
- très satisfaits de Turkish Airways avec lesquels nous avons voyagé pour l’aller Lyon-Istanbul-Tachkent. Le service est impeccable, le repas est tout à fait correct… et leurs cache-œils sont les plus épais (donc les plus efficaces) qu’on connaisse ! Seuls bémols : le petit écran individuel n’est pas toujours de bonne qualité (et pas de possibilité de commencer un film quand on le souhaite) et l’escale à Istanbul peut être relativement longue.

- nous avons expérimenté Uzbekistan Airlines pour aller à Koweit et en Inde et on a eu un bilan mitigé d'un point de vue de l'avion lui-même (en général un peu vieillot) et de la nourriture (généralement très grasse). Le service, par contre, était de bonne qualité. Pour les liaisons intérieures, à part les hôtesses, c'est un cran au-dessous...


Véhicule individuel

* Si vous arrivez à la frontière avec votre propre véhicule, il vous sera demandé (d'après ce qu'on nous a dit) de payer une taxe dont la valeur sera celle de votre véhicule ! Prévoyez donc de trouver un moyen de faire sous-évaluer votre véhicule avant de partir. Il semble toutefois possible (d'après ce que m'a dit un voyageur australien qui traversait le pays) de ne rien payer en créant une sorte de "passeport de voiture" (je ne connais pas le terme exact) qui vous engage à repartir du pays avec votre véhicule (se renseigner auprès des autorités de votre pays).

* Acheter un véhicule directement en Ouzbékistan est possible mais pas chose aisée! J'en dirai plus dès que j'en saurai plus... si j'en sais plus un jour! En tout cas il existe un marché aux voitures à Tachkent, y faire un tour vaut le coup même si on n'a pas l'intention d'acheter un véhicule !


Piétons

 

Pour traverser, attention ! Vous pouvez a priori traverser n’importe où, même en dehors des passages piétons mais il faut parfois bien calculer son coup. C’est peut-être encore plus dur aux passages piétons parce que les voitures sont juste à côté et on ne sait pas toujours à quel moment le feu piéton va passer au rouge (un indice tout de même : le feu pour les véhicules passe au orange avant de passer au vert… et les moteurs commencent déjà à ronfler). Ceci dit, même si c'est impressionnant, le danger est limité (et il y a des pays bien pires que l'Ouzbékistan pour ça!) et les conducteurs ne feront que vous klaxonner et éventuellement râler à cause de votre présence sur la chaussée! Aux grands carrefours de Tachkent, il y a aussi les passages souterrains (et entrées de métro), très pratiques et beaucoup plus salubres qu’en France.


Orientation (Tachkent)

S'orienter dans Tachkent n'est pas chose aisée pour quatre raisons majeures :

- Tous les quartiers se ressemblent plus ou moins avec leur architecture soviétique et leurs grandes avenues...

- C'est assez labyrinthique lorsqu'on s'engage dans les allées entre les immeubles ! (encore pire pour la vieille ville et ses culs-de-sac)

- Les noms de rue sont rarement affichées... et quand ils le sont, ce n'est pas toujours aux croisements donc il faut s'engager dans la rue avant de comprendre au bout de 20 mètres qu'on n'a pas pris la bonne rue !

- Il existe parfois deux noms aux rues, places ou quartiers (l'un datant de l'époque soviétique, l'autre plus récent, ouzbek) et les deux sont utilisés même si le nouveau nom est le seul affiché. Par exemple Buyuk Ipak Yoli est parfois plus connu sous le nom de Maxime Gorki, le marché aux puces Yangui Yabat sous le nom de Tizi Kofka, etc. Et il y a aussi quelques surnoms, notamment la rue Saligokh (dans le centre) que l'on appelle... Broadway !

Posté par jraf3615 à 11:44 - Trucs et astuces - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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